| Aussi loin que je me souvienne, étant enfant, j’ai toujours aimé dessiner et écrire. Fondamentalement et antérieurement à toute signification et/ou nomination des choses, l’origine est la même : une trace, un trait qui marque une surface quelle qu’elle soit.
La trace du pas que Robinson Crusoé découvre sur le sable de son île est déjà une écriture, le dessin du pied signe l’existence de l’humain vivant. Il est synonyme de la naissance du vivant : l’artiste ne fait que répéter ce moment initial et primordial, c’est en cela que l’art, au-delà des différences de cultures, est un langage universel qui se passe des mots et s’apprécie en silence.
Mon parcours artistique s’est effectué en parallèle avec des études dites classiques de psychologie clinique (DESS & DEA Paris 7) et une formation psychanalytique moins classique puisque lacanienne (Ecole Cause Freudienne, Paris). J’ai suivi l’enseignement de divers ateliers parisiens (école de Mac Avoy avec Pierre Ramel et Claude Sutter; atelier Poussin – modèles vivants – avec J.Cl. Athané; atelier de peintres italiens) et étrangers (Gray School of Art – Aberdeen Ecosse).
Mes séjours de plusieurs années à l’étranger, au nord puis au sud (récemment en Afrique sub-saharienne – Angola, Namibie et Afrique du Sud) et mes nombreux voyages au Moyen Orient et en Chine sont sources d’inspiration et de renouvellement au travers de mes rencontres et de mes expériences avec d’autres peuples.
Je déteste la routine car elle représente la facilité et l’ennui, je préfère être dérangée même si c’est inconfortable.
A cet égard, l’Afrique, pour tout artiste, est une expérience incontournable qui se vit sur place et au-dedans de soi même avant de pouvoir être avec les autres.
L’Afrique première et éternelle donne le tempo, le rythme vital dont tout plasticien se nourrit.
Marie Lise Charlez
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